apps de terceros

Apple et Google scellent un accord clé : la nouvelle Siri dopée à l’IA arrivera en 2026

User avatar placeholder
Escrito por Edu Diaz

janvier 13, 2026

Apple a déjà une date approximative pour la grande refonte de Siri avec intelligence artificielle : elle arrivera plus tard cette année, et le plus intéressant, c’est surtout qui fournit le « cerveau » derrière. Selon un communiqué commun, Apple et Google ont conclu une collaboration pluriannuelle afin que la nouvelle génération d’Apple Foundation Models s’appuie sur les modèles Gemini et sur la technologie cloud de Google — de quoi booster de futures fonctions d’Apple Intelligence, dont une Siri plus personnalisée.

Si vous cherchez à comprendre ce qui change vraiment, l’idée se résume en deux points : Apple veut une Siri plus pertinente, avec davantage de contexte et de personnalisation, et s’appuie pour cela sur Gemini, l’un des noms les plus en vue dans la course actuelle aux modèles génératifs. La question, évidemment, que beaucoup se posent (sourcil levé) : cette alliance colle-t-elle avec le discours historique d’Apple sur le contrôle et la confidentialité ?

Ce qu’Apple et Google ont convenu et pourquoi c’est important

L’accord entre les deux entreprises se présente comme une collaboration sur plusieurs années, dans laquelle les modèles qui sous-tendront la prochaine vague de capacités d’Apple Intelligence s’appuieront sur Gemini et sur l’infrastructure cloud de Google. Il ne s’agit pas simplement « d’intégrer un chatbot » et puis c’est tout, mais d’une base technologique pour ce qu’Apple décrit comme sa prochaine génération de modèles fondamentaux, pensée pour améliorer les usages dans l’écosystème — avec Siri comme vitrine principale à court terme.

Ce mouvement intervient après des mois de spéculations sur le partenaire qu’Apple choisirait pour débloquer une Siri de nouvelle génération. Bloomberg avait déjà avancé en septembre dernier qu’Apple évaluait des modèles d’OpenAI et d’Anthropic, et qu’elle envisageait de payer à Google environ 1 milliard de dollars par an pour un modèle Gemini personnalisé. Apple n’a pas détaillé publiquement de montants dans le communiqué, mais le fait qu’il soit question d’un cadre pluriannuel et de « modèles fondamentaux » laisse penser qu’il ne s’agit pas d’un simple test, mais d’un pilier stratégique.

Il y a aussi un contexte de marché qu’il ne faut pas ignorer : après la publication de la nouvelle, Google est devenue la quatrième entreprise à franchir le seuil des 4 000 milliards de dollars de capitalisation, à peine quatre mois après avoir atteint les 3 000 milliards. Cette réaction ne s’explique pas uniquement par Siri, mais elle reflète à quel point le récit de Google comme puissance de l’IA s’impose.

Confidentialité et exécution : la promesse d’Apple passe par Private Cloud Compute

L’un des points clés de l’annonce, c’est que, même si Google apporte la technologie d’IA, Apple insiste sur le fait que ses fonctionnalités continueront à s’exécuter via Private Cloud Compute, son propre système cloud axé sur la sécurité. C’est un détail crucial, car l’utilisateur qui achète un iPhone ou un Mac le fait souvent aussi pour cette perception de contrôle, et Apple doit intégrer cette collaboration sans diluer son message sur la confidentialité.

apple

Le fait qu’Apple mentionne explicitement Private Cloud Compute ressemble à l’instauration de « garde-fous » techniques et de communication : Gemini est là, oui, mais Apple tente de garder la main sur le lieu et la manière dont les tâches sont traitées. Dans un paysage où toute intégration d’IA soulève des questions sur les données qui circulent et ce qui reste sur l’appareil ou dans le cloud, ce point sera probablement aussi déterminant que la qualité des réponses. Car une Siri plus intelligente, c’est bien ; mais une Siri qui impose d’accepter des conditions peu claires ne colle pas à l’ADN qu’Apple revendique depuis des années.

Par ailleurs, ce mouvement met en lumière une réalité inconfortable pour Cupertino : l’IA générative progresse à un rythme qui favorise ceux qui disposent déjà de modèles très compétitifs et entraînés, ainsi que d’une infrastructure capable de passer à l’échelle. Sur ce terrain, Google arrive avec Gemini et une machine cloud bien rodée. Et Apple, malgré sa force d’intégration matériel-logiciel, a avancé plus lentement dans le sprint médiatique de l’IA, avec des annonces qui n’ont pas toujours suivi le rythme attendu.

LLM Siri, retards et avenir : Apple joue gros cette année

Apple a présenté Apple Intelligence comme l’ombrelle de ses initiatives IA, dont une Siri améliorée. Cette Siri « avec LLM », parfois surnommée LLM Siri, était prévue pour début 2025, et Apple est même allée jusqu’à publier des publicités mettant en avant de nouveaux iPhone avec ces capacités. Pourtant, le déploiement a été repoussé au dernier moment, dans un retournement qui n’a pas seulement frustré les utilisateurs : selon plusieurs informations, il aurait provoqué des tensions internes, des changements au niveau de la direction, et même une plainte fédérale pour publicité supposément mensongère.

L’impact du retard a été si évident que Tim Cook a fini par reconnaître devant des employés qu’Apple avait pris du retard sur ses concurrents dans la course à l’IA. Lors d’une réunion interne, selon Bloomberg, Cook a décrit la révolution de l’IA comme « aussi grande, voire plus » qu’internet, et a évoqué la nécessité d’une réforme en profondeur des équipes de recherche et développement. Lors du même échange, Craig Federighi, responsable de l’ingénierie logicielle, a promis que la nouvelle LLM Siri bénéficierait d’une amélioration « bien plus importante » que ce qu’ils avaient imaginé au départ.

apple intelligence

 

Dans ce contexte, l’alliance avec Google est perçue comme un accélérateur : Apple doit non seulement sortir la prochaine Siri, mais aussi la livrer avec des performances et une réception capables de la remettre au cœur de la conversation tech. En parallèle, Google traverse une période favorable avec Gemini, présenté en novembre dans un certain enthousiasme en ligne, avec des comparaisons flatteuses face à ChatGPT, et une stratégie qui vise aussi à réduire la dépendance à l’écosystème de puces dominé par Nvidia grâce à ses TPU. Ce n’est pas anodin qu’Apple choisisse de s’appuyer sur cette « vague » au moment même où elle doit regagner en crédibilité.

Reste à voir quelle forme concrète tout cela prendra au quotidien. Si l’on en croit aussi les éléments évoqués par Bloomberg, Apple travaillerait sur un système nommé World Knowledge Answers, pensé pour créer une expérience de recherche sur les appareils Apple et résumer des recherches web, avec une possible arrivée dans Safari et Spotlight. Pour l’instant, ce qui est confirmé, c’est qu’une Siri plus personnalisée arrivera cette année, portée par cette base technologique, et qu’Apple entend conserver l’exécution sous son modèle de cloud sécurisé. Autrement dit : la promesse est ambitieuse, et en 2026 on sait déjà que l’utilisateur ne se contente plus de jolies démos ; il veut des résultats, vite, et sans devoir se battre avec l’assistant comme s’il s’agissait d’un firmware en bêta.

Image placeholder
Edu Diaz

Cofondateur d'Actualapp et passionné d'innovation technologique, diplômé en histoire et programmeur de formation, j'allie rigueur académique et enthousiasme pour les dernières tendances technologiques. Blogueur technologique depuis plus de dix ans, mon objectif est de proposer un contenu pertinent et actuel sur ce sujet, avec une approche claire et accessible à tous. Outre ma passion pour la technologie, j'aime regarder des séries télévisées et partager mes opinions et recommandations. Et, bien sûr, j'ai un avis tranché sur la pizza : l'ananas est à proscrire. Rejoignez-moi dans ce voyage pour explorer le monde fascinant de la technologie et ses nombreuses applications au quotidien.