Si, chaque mois de janvier, tu as envie de “redémarrer” et que ton premier réflexe est de télécharger une app, tu n’es pas le seul. Les bonnes résolutions du Nouvel An sont devenues un rituel numérique : trackers, rappels bienveillants et graphiques de progression qui promettent de transformer la motivation en routine. Le problème, c’est que même avec des notifications douces, les résolutions arrivent souvent avec un paquet d’attentes — et c’est précisément là qu’il vaut mieux ajuster ton approche avant de choisir un outil.
Sur TikTok, le créateur @notwildlin résumait ça avec une idée qui colle particulièrement bien au monde du bien-être : il arrive un moment où il faut arrêter d’être la première personne qu’on abandonne. Sa réflexion vise directement cet élan qui pousse à jeter “tout ce qui vient d’avant” pour repartir de zéro, comme si le 1er janvier était un bouton de réinitialisation. Sauf que, comme il le dit, tu n’es pas un phénix : tu es une personne, et la base que tu as déjà construite n’est pas si insignifiante qu’il faudrait la faire exploser tous les quelques mois. Et si, au lieu de courir après un reboot épique, tu choisissais une app qui t’aide à maintenir ce qui fonctionne déjà et à améliorer ce qui s’essouffle ?
Avec cette idée en tête, ces applications se démarquent pour une raison très concrète : elles ne se contentent pas d’enregistrer des données, elles peuvent aussi t’aider à transformer un objectif flou en plan mesurable — sans tomber dans le piège dramatique du “tout ou rien”.
Quand l’objectif est de bouger plus : Strava et Apple Fitness
Pour des objectifs liés au cardio, au kilométrage et à la régularité, Strava reste l’une des options les plus solides, notamment parce qu’elle mélange deux univers qui, pour le meilleur comme pour le pire, fonctionnent : le suivi sportif et une couche sociale façon réseau. Enregistrer ses entraînements tout en restant connecté à des amis rend l’activité moins solitaire — et en janvier, c’est souvent ce qui fait la différence entre persévérer et abandonner.

Là où Strava brille particulièrement, c’est dans le tracking avec carte et compteur de distance — très utile si ton objectif est de préparer un 5 km, d’aller au travail à vélo une fois par semaine, ou même d’accumuler des centaines de kilomètres à pied ou en randonnée. Elle peut aussi servir pour d’autres entraînements comme l’haltérophilie ou l’escalade, mais son point fort saute aux yeux : dès qu’il y a un parcours et un rythme, sa proposition est parfaitement adaptée. Et si tu optes pour l’abonnement premium, tu peux comparer tes séances semaine après semaine, mois après mois et année après année : une manière très directe de voir si tes efforts s’additionnent vraiment, ou si tu es simplement en train de “recommencer” en boucle.
Si, au contraire, tu cherches une app qui ne se contente pas d’enregistrer mais qui te propose aussi des entraînements, Apple Fitness apparaît comme une option particulièrement cohérente pour celles et ceux qui vivent déjà dans l’écosystème Apple. L’intégration avec les appareils de la marque fait partie de l’attrait : plus ton quotidien est connecté, plus tu réduis les frictions au moment de t’entraîner. Et oui, c’est le genre de détail qui transforme une intention vague en séance faite (même si ce n’est pas toujours facile d’admettre que le problème n’était pas le manque de motivation, mais une interface qui te décourage).
Le texte de référence propose d’ailleurs une alternative si tu n’utilises pas d’appareils Apple : l’app Peloton offre aussi de bons entraînements. Quoi qu’il en soit, l’important ici n’est pas la marque, mais le concept : si tu as du mal à décider quoi faire, une app avec des séances guidées peut être plus utile qu’une autre qui empile seulement des historiques.
Habitudes et force : Productive et Hevy pour mesurer l’essentiel
Tous les objectifs ne se mesurent pas en kilomètres. Parfois, le vrai changement se joue dans de petites habitudes, répétées, qui semblent insignifiantes… jusqu’à ce qu’un trimestre passe et que ça se voie. Pour ce type d’objectifs, Productive s’impose comme l’un des trackers d’habitudes les plus recommandés dans les communautés orientées développement personnel — et c’est logique : elle te permet de suivre presque n’importe quel objectif, de boire une certaine quantité d’eau par jour à atteindre 10 000 pas.
Son atout n’est pas un tour de magie, mais quelque chose de plus simple et efficace : pouvoir visualiser les progrès dans le temps. Cette vision cumulée est à la fois motivante et rassurante, parce qu’elle transforme un effort quotidien, apparemment discret, en courbe ascendante lisible en un coup d’œil. Et quand mars arrive, regarder en arrière et constater que ce n’était pas “un essai de plus”, mais une série tenue dans la durée, c’est exactement le type de retour qui fait qu’un objectif ne dépend plus uniquement de l’enthousiasme des premiers jours.
Si ton focus est la force et l’amélioration technique en salle, Hevy se place dans le registre des apps de suivi d’haltérophilie, où l’on cite aussi d’autres alternatives comme Fitbod ou Boostcamp. Ce qui rend Hevy intéressante, c’est son niveau de détail sur l’année : elle compile le nombre de séances, le nombre de PR (records personnels) réalisés et le total de répétitions effectuées. Bien interprété, ce bilan sert à autre chose qu’à se vanter : il t’aide à comprendre si tu t’entraînes avec régularité, si ton volume explose, ou si tes progrès sont liés à des périodes irrégulières.
On souligne aussi sa “très bonne intégration avec une montre”, un point clé pour celles et ceux qui ne veulent pas sortir leur téléphone en plein entraînement comme s’ils répondaient à des messages. Certains utilisateurs se contentent de la version gratuite, même si l’on suggère que tu finiras peut-être par envisager l’option payante selon le nombre d’entraînements personnalisés que tu veux utiliser. En clair : commence simple, et ne complexifie le système que lorsque ta routine est déjà suffisamment stable pour en tirer profit.
Bien-être mental : Calm et le changement de perspective
La discussion sur les objectifs “bien-être” devient souvent inconfortable lorsqu’elle se focalise davantage sur l’apparence du corps que sur ce qu’il ressent — et le texte original le dit clairement, en rappelant que certains idéaux ont historiquement été influencés par des standards de beauté suprémacistes blancs. Sans transformer ça en débat sans fin, on peut en tirer une conclusion pratique : si ton objectif est de te sentir mieux, de mieux dormir ou de réduire le bruit mental, il est logique de choisir une app qui ne te pousse pas vers une logique de comparaison permanente.

Dans ce contexte, Calm est présentée comme une option pertinente quand l’objectif concerne davantage la santé mentale et le bien-être émotionnel que la performance sportive. D’autres apps similaires, comme Headspace, sont également mentionnées, avec l’idée de démarrer ou de renforcer une pratique de méditation pour la nouvelle année. Ici, le critère n’est pas d’additionner des “succès” comme dans un jeu vidéo, mais de construire une routine qui aide à réguler le quotidien — surtout quand l’élan de janvier commence à retomber.
Au final, le choix d’une app devrait accompagner l’idée la plus forte de cette approche : arrêter de traiter chaque mois de janvier comme une démolition, et commencer à le voir comme une mise à jour progressive. Car oui, la technologie peut pousser, enregistrer et rappeler — mais le vrai changement arrive quand tu ne t’abandonnes pas à la première notification ignorée, ni au premier jour imparfait, ni au premier “je m’y remets lundi”.

