Types de chargeurs : lesquels servent encore et lesquels non

User avatar placeholder
Escrito por Edu Diaz

juin 19, 2026

Entre les téléphones, les écouteurs, les manettes, les ordinateurs portables et ce tiroir à câbles qui ressemble à une relique d’une autre époque, savoir quels chargeurs il vaut la peine de garder et lesquels sont déjà quasiment bons pour la retraite est devenu un vrai casse-tête. La clé, c’est de distinguer trois grandes familles : les câbles, les chargeurs muraux et les solutions nomades, car tous n’ont plus aujourd’hui la même utilité ni la même compatibilité avec les appareils actuels.

Si tu veux savoir quel type de chargeur il te faut pour un téléphone, un ordinateur portable ou un accessoire, la réponse la plus simple est assez nette : l’USB‑C est le standard dominant, tandis que d’anciens formats ne survivent que sur certains appareils. Ensuite, le chargeur mural que tu utilises compte aussi énormément : un adaptateur USB‑A basique n’a rien à voir avec un modèle USB‑C compatible Power Delivery, ni avec un chargeur GaN pensé pour alimenter plusieurs appareils à la fois.

Les câbles qui ont encore du sens en 2026

Côté câbles, l’USB‑C est aujourd’hui la référence. Symétrique, compact, il est présent sur la plupart des smartphones récents, sur de nombreux ordinateurs portables modernes et sur une quantité énorme de produits d’électronique grand public, des écouteurs sans fil aux enceintes Bluetooth, voire même des imprimantes 3D. Autrement dit : c’est le câble qui tire le meilleur parti de l’écosystème actuel, et celui qui a le moins de chances de disparaître prochainement.

À ses côtés, on croise encore très souvent l’USB‑A, surtout comme extrémité du câble qui se branche au chargeur ou à l’ordinateur. C’est une technologie plus ancienne, qui cède progressivement du terrain face à l’USB‑C, mais elle reste utile en dépannage et pour des périphériques plus vieux. Inutile d’en accumuler une collection digne d’un musée, mais en garder un ou deux sous la main règle encore pas mal de situations.

Le cas du Lightning est plus particulier. Le connecteur 8 broches d’Apple reste nécessaire pour les produits antérieurs à l’iPhone 15 et pour certains iPad ou MacBook de générations passées, mais son avenir est clairement limité depuis le passage de la marque à l’USB‑C. Si tu utilises encore du matériel Apple ancien, tu as intérêt à le conserver ; sinon, il prendra de la place avec plus de nostalgie que d’utilité.

que es usb-c

Viennent ensuite les formats hérités. Le micro‑USB apparaît encore sur des manettes de PS4, certains liseuses, des écouteurs ou des enceintes un peu datés : il n’est donc pas totalement hors jeu. Le mini‑USB, en revanche, appartient déjà à une époque précédente et n’a d’intérêt que si tu conserves des appareils très spécifiques. Plus extrêmes encore : le Lightning 30 broches (l’ancien câble d’iPod), l’Ericsson FastPort ou l’USB 2.0 type‑B d’équipements très anciens. Ici, l’intérêt réel chute brutalement : ça ne vaut le coup de les garder que si tu sais exactement à quel appareil ils servent. Oui, ce câble mystérieux au fond du tiroir ne signera probablement pas son grand retour.

Quel chargeur mural utiliser selon l’appareil

Aussi important que le câble : l’adaptateur secteur. Les chargeurs muraux USB‑A restent les plus courants et conviennent aux anciens téléphones, aux écouteurs, aux périphériques et à toutes sortes d’accessoires, même si leur vitesse est en retrait par rapport aux options modernes. Leur puissance habituelle se situe entre 5 et 18 W : suffisant pour un usage basique, mais loin des charges rapides actuelles.

En matière d’efficacité et de compatibilité, le vrai bond se fait avec les chargeurs USB‑C PD. PD signifie Power Delivery : c’est un standard conçu pour délivrer plus de puissance de façon intelligente, ce qui est essentiel pour les smartphones, tablettes et ordinateurs portables récents. Selon les sources, ils peuvent aller de 20 à 240 W et, sur les appareils compatibles, permettre de récupérer jusqu’à 50 % de batterie en moins de 30 minutes. N’est-ce pas exactement ce qu’on attend aujourd’hui quand le téléphone annonce une batterie faible au pire moment ?

Encore plus polyvalents : les chargeurs GaN, basés sur le nitrure de gallium plutôt que sur le silicium traditionnel. Cela leur permet d’être très efficaces et d’offrir une charge rapide avec plusieurs ports simultanément, généralement entre 30 et 200 W. Ils sont particulièrement pratiques en voyage ou sur un bureau où cohabitent téléphone, ordinateur et écouteurs — une scène devenue presque aussi courante que d’avoir vingt onglets ouverts sans vouloir l’admettre.

Il existe aussi des chargeurs voiture 12 V, prévus pour la prise allume-cigare. Ils restent utiles si ton véhicule en est encore équipé, mais leur intérêt diminue dans les voitures récentes, où il est de plus en plus courant de trouver des ports USB‑A ou USB‑C intégrés. Si ta voiture a déjà abandonné cette prise classique, garder ce type d’adaptateur a peu d’intérêt.

Batteries externes, charge solaire et autres chargeurs spécifiques

Hors prise murale, les solutions les plus pratiques sont les power banks. Ce sont des batteries externes qu’on recharge à l’avance, puis qui permettent d’alimenter un appareil plusieurs fois sans dépendre d’une prise de courant. Leur puissance peut aller de 10 à 200 W : elles conviennent donc très bien aux voyages, aux longs trajets ou aux journées loin de chez soi.

power bank

Les chargeurs solaires poussent l’idée un cran plus loin. En pratique, ce sont des batteries externes avec une cellule solaire intégrée, pensées pour les situations où il n’y aura pas de prise disponible pendant un bon moment : randonnées, camping, escapades en plein air. Leur plage de puissance citée est plus modeste, entre 10 et 26 W : l’objectif est davantage l’autonomie que la vitesse.

Dans un autre registre, on trouve les générateurs portables, surtout destinés aux coupures de courant ou aux usages en extérieur. En plus d’alimenter des appareils plus volumineux, ils intègrent souvent des ports USB‑A et USB‑C pour charger l’électronique personnelle, avec des puissances très élevées qui se comptent déjà en milliers de watts. Ce n’est pas un accessoire du quotidien, mais plutôt une solution de secours bien plus complète.

Enfin, il y a les chargeurs pour véhicules électriques, conçus exclusivement pour les voitures électriques. Ils se divisent en trois niveaux : le niveau 1 utilise 120 V et est le plus lent ; le niveau 2, en 240 V, est l’option la plus courante à la maison et peut recharger la batterie en environ 4 à 12 heures selon le véhicule ; et le niveau 3, aussi appelé DCFC, fonctionne entre 400 et 1 000 V et permet d’atteindre 80 % en quelques minutes. Ici, on ne parle évidemment plus de recharger un téléphone, mais d’une autre catégorie, où l’infrastructure compte autant que la voiture elle-même.

S’il fallait résumer le paysage actuel en une seule idée, ce serait celle-ci : il vaut la peine de garder l’USB‑C, le micro‑USB encore utile, des chargeurs USB‑A basiques, des adaptateurs USB‑C PD, des modèles GaN et des batteries externes ; le reste n’a de sens que si tu dépends encore de matériel ancien très spécifique. Tout le reste relève davantage de l’archéologie technologique que d’un besoin réel.

Image placeholder
Edu Diaz

Cofondateur d'Actualapp et passionné d'innovation technologique, diplômé en histoire et programmeur de formation, j'allie rigueur académique et enthousiasme pour les dernières tendances technologiques. Blogueur technologique depuis plus de dix ans, mon objectif est de proposer un contenu pertinent et actuel sur ce sujet, avec une approche claire et accessible à tous. Outre ma passion pour la technologie, j'aime regarder des séries télévisées et partager mes opinions et recommandations. Et, bien sûr, j'ai un avis tranché sur la pizza : l'ananas est à proscrire. Rejoignez-moi dans ce voyage pour explorer le monde fascinant de la technologie et ses nombreuses applications au quotidien.