L’expression catching print sur TikTok désigne une tendance à caractère sexuel : elle consiste à tenter de deviner la taille du pénis d’un homme à partir du contour visible sous ses vêtements. Ses adeptes utilisent même un tableau qui associe certaines formes à des dimensions supposées et les classe à l’aide des lettres A, B et D.
Avant de déchiffrer cet étrange alphabet, il faut surtout retenir que cette méthode n’est ni fiable ni étayée par des études scientifiques. Il s’agit d’un phénomène de divertissement sur les réseaux sociaux, qui s’accompagne de mèmes, de commentaires et d’un débat sur l’objectification.
Que signifie le tableau du catching print ?
Le catching print chart est le schéma visuel sur lequel repose cette tendance. Le principe consiste à observer où le contour des organes génitaux ressort par rapport à l’entrejambe du pantalon, puis à lui attribuer une catégorie. Les lettres servent d’étiquettes dans le cadre du mème, et non de classification anatomique reconnue :
- Type A : désigne une forme dont le point le plus saillant se situe au centre de l’entrejambe ou au-dessus. Le tableau lui attribue une longueur approximative de 10 à 15 centimètres et la présente comme un contour plus discret, supposément moins facile à distinguer à travers le tissu.
- Type B : situe ce point au centre ou dans la partie inférieure de l’entrejambe et l’associe à des dimensions comprises entre 15 et 20 centimètres. Selon la logique de cette classification, la forme serait perceptible, sans être particulièrement marquée.
- Type D : correspond à un profil courbé, semblable à un demi-cercle ou à une banane, dont la silhouette rappelle la lettre qui lui donne son nom. Cette catégorie se voit attribuer une longueur de 20 centimètres ou plus.
Tous ces chiffres relèvent de cette théorie virale : ce ne sont pas des estimations que l’on peut considérer comme valables à partir d’une photographie.
D’où vient cette expression et comment est-elle utilisée sur TikTok ?
Selon wikiHow, l’expression est attribuée à Anwar White, coach en rencontres amoureuses et créateur de contenu sur TikTok. En mars 2026, il a publié une vidéo en réponse à des femmes qui demandaient comment reconnaître ces formes, en accompagnant son explication d’un schéma distinguant les différents types. La publication a dépassé les huit millions de vues.

Sa présentation comprenait également une sorte de quiz illustré de photographies de célébrités comme Brad Pitt et Michael B. Jordan, dans lequel il invitait les spectateurs à attribuer des catégories. Ce format mêlait explications et jeu, inscrivant la démarche dans le divertissement plutôt que dans la vulgarisation de l’anatomie.
D’autres utilisateurs ont ensuite repris l’expression dans leurs propres vidéos. Parmi les exemples recensés figurent des blagues sur la façon dont elle change le regard porté sur les profils de rencontre, des interprétations humoristiques de chaque type et des publications appliquant cette classification à des photographies de personnalités du secteur technologique. Ainsi, lorsqu’une personne parle de catching print dans des commentaires ou des vidéos, elle participe généralement à cet échange humoristique, sans décrire une technique de mesure.
Pourquoi cette méthode n’est-elle pas fiable et quelles sont ses limites ?
Outre l’absence de validation scientifique, le tableau ignore le fait que le tissu du pantalon et le type de sous-vêtements peuvent modifier ce qui est visible de l’extérieur. Il prétend interpréter comme une caractéristique corporelle un élément qui dépend aussi des vêtements.
Les hommes qualifiés de growers sont également évoqués dans ces échanges, même s’ils ne constituent pas une catégorie du tableau. Ce terme désigne les hommes dont le pénis est plus petit au repos et augmente de taille avec l’excitation, ce qui ajoute une autre limite à toute tentative d’en déduire les dimensions à partir du contour sous les vêtements.
L’autre question concerne les personnes observées. Même si de nombreuses vidéos se présentent comme des plaisanteries, certains hommes peuvent se sentir réduits à des objets, mal à l’aise à l’idée d’être évalués en public ou soumis à une pression pour correspondre à une taille donnée. La tendance a aussi suscité des discussions sur YouTube autour de l’objectification des hommes et des femmes : comprendre le mème n’oblige pas à banaliser l’examen du corps d’autrui.

